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TERRE-MÈRE

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TERRE-MÈRE

“Avant, les femmes autochtones savaient comment prendre soin d’elles, mais maintenant, les docteurs ont introduit tellement de médicaments que nos corps ont changé.”

Dans la plupart des traditions autochtones, il existe un lien intrinsèque entre le corps humain et le monde naturel qui l’entoure. De façon plus récente, des scientifiques ont mis en lumière que les organismes vivants sont étroitement reliés à leur environnement inorganique, formant là un système complexe et autorégulateur unique, pour maintenir les conditions de la vie sur Terre.
Déroulant ce fil, lorsqu’un être humain détruit son environnement naturel, c’est son propre corps qu’il affecte en profondeur. La frénésie de notre consommation occidentale nous amène à dilapider la Terre-Mère bien plus rapidement qu’elle ne peut donner. Cet essai photographique est un voyage nous plongeant au cœur de l’Amazonie colombienne à la rencontre de ses aînés, et plus spécifiquement de ses femmes qui nous livrent ici leurs pensées. —Yesenia Pulido

“Nos ancêtres ont été assassinés. Nous sommes des survivants, des orphelins. C'est pour cette raison que nous ne savons pas qui nous sommes vraiment.”
“Je parle de ma propre expérience.”
“Tout le travail que nous consacrons à la Terre-Mère est récompensé.”
“Je suis inquiète, les gens n'aiment pas cultiver.”
“De nos jours, c'est plus facile pour la maladie d'entrer dans nos corps. Le problème, c'est que ces médicaments ne font pas guérir : ils soulagent juste.”
“On vit mieux dans la jungle qu'en ville, ici on sent la terre. Pourquoi ? Parce que la terre nous aide de la même manière que nous aidons un enfant ; elle nous donne de la force. C'est pourquoi nous l'appelons Terre-Mère.”
“À l'heure actuelle, peu de femmes travaillent assez fort.”
“Il nous faut utiliser la médecine traditionnelle et réduire notre consommation de médicaments occidentaux.”
“La Terre-Mère nous nourrit.”
“La nouvelle génération court après l'argent pour acheter des chaussures, des montres, des élastiques pour les cheveux, et c'est ce qui va rester.”
“On ne doit pas abuser de notre mère : on dépend d'elle.”
“Nous devons nous trouver un intérêt commun afin d'éviter de nous détruire.”
“Une Maloca est une maison dans laquelle des conseils sont donnés et où le savoir est partagé. On y apprend le respect et le respect des anciens.”
“Il n'y a pas de secrets. Sans la Terre-Mère, nous ne sommes rien.”

Plus d'informations

Cette série a été exposée dans le cadre de l’exposition collective “Terra Cognita” questionnant les relations des hommes avec la nature lors de la 19ème édition du Noorderlicht International Photofestival (NL) en 2012.
catalogue de l’exposition | Noorderlicht International Photofestival

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